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Application de l’esprit du décret paysage

J’ai réuni ce mardi 23 septembre les commissaires et délégués du Gouvernement auprès des établissements d’enseignement supérieur. Après avoir fait le point avec eux sur la situation des étudiants bisseurs de 1èrebaccalauréat, je rappelle que l’esprit du décret et l’intérêt de l’étudiant doivent prévaloir sur une appréciation trop restrictive du dispositif décrétal.

Je réaffirme la philosophie générale du décret – axée notamment sur la promotion de la réussite, la modularisation des cursus et la responsabilisation de l’étudiant –, et j’adresse un courrier aux responsables des Institutions d’Enseignement supérieur afin de clarifier la situation.

Je tiens à rassurer les étudiants et leur famille quant à leur avenir dans l’enseignement supérieur et distingue deux situations particulières :

1.  lorsque l’étudiant a acquis au moins 45 crédits, il doit pouvoir bénéficier de la disposition prévue à l’article 100 du décret Paysage qui prévoit explicitement la possibilité de « compléter son inscription d’unités d’enseignement de la suite du programme du cycle ». Chaque établissement est dès lors tenu de permettre à ces étudiants ayant acquis au moins 45 crédits de bénéficier de la mesure de façon pleine et entière. Il n’est donc pas acceptable de ne pas permettre à des étudiants ayant réussi au moins 45 crédits de suivre un certain nombre de crédits dans la suite du programme du premier cycle. Cela serait d’autant plus incompréhensible que ces étudiants, en vertu du décret « Paysage », ont déjà précisément les 45 crédits qui leur permettront , après les délibérations de juin 2015, d’entrer de plein droit dans le deuxième bloc de leur premier cycle.

2.   Lorsque l’étudiant n’a pas atteint le seuil des 45 crédits, je rappelle que son décret est le premier à renforcer de manière aussi claire les activités de remédiation ou complémentaires visant à accroître ses chances de réussite. Ces activités sont d’ailleurs valorisables si l’étudiant y participe activement. J’insiste sur l’aide à la réussite que représentent ces remédiations, plus spécifiquement pour ces étudiants en difficultés  qui sont justement ceux requérant le plus d’attention et de soutien pédagogique.

Pour éviter que certains étudiants ne disposent d’un programme annuel trop léger qui les éloignerait d’une dynamique active d’apprentissage, j’insiste pour que les étudiants puissent disposer de la possibilité de s’inscrire dans un ou plusieurs « cours isolés » pris dans la suite du programme du cursus et qui pourront être valorisés, en cas de réussite, dans leur parcours de formation lors des délibérations ultérieures. Il appartient bien évidemment aux jurys d’admission de prendre en considération les spécificités du parcours de chaque étudiant afin d’évaluer ce qu’il est raisonnable de lui permettre de suivre, toujours dans une logique de soutien et de promotion de la réussite dans l’année ultérieure.

Chacun doit agir pour faire en sorte que les étudiants bisseurs de première année puissent se projeter dans un avenir correspondant à une année académique remplie de formations et d’apprentissages dans une perspective de réussite et d’épanouissement.

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