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À la tribune du Parlement

La charte « Unstereotype Communication » : un outil de soutien à l’Egalité et à la Diversité dans les Médias

Réponse à une question parlementaire.

J’ai toujours fait du soutien à l’Egalité et à la Diversité dans les Médias un prioritaire de mon action politique. Il y a urgence.

En avril 2018, le Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a analysé, pour la première fois, la représentation des hommes et des femmes dans la communication commerciale dans le cadre du Baromètre Diversité & Egalité. Résultats: plus de 90% des protagonistes dans les publicités apparaissent comme blancs à tendance mince, les femmes sont davantage associées à des produits de beauté ou ménagers, tandis que les hommes sont reliés à des idées de confiance voire d’héroïsme. Le CSA pointait un manque de diversité flagrant dans les publicités diffusées sur les chaînes belges ; une surreprésentation des personnes blanches et une image très stéréotypée de la femme.

Cette étude m’a interpellé et, dans la foulée, j’ai invité le secteur à se saisir de la question. Visiblement, nous avons été entendus.

L’Union belge des annonceurs (UBA) vient de publier une charte, en collaboration avec le CSA. Ce texte, intitulé « Unstereotype Communication » a été rédigé à l’attention des annonceurs afin que les publicités soient moins stéréotypées, plus inclusives, plus diversifiées.

Pour l’UBA : « la publicité́ doit présenter des images et des récits représentatifs de la société́ d’aujourd’hui et de demain. Elle doit éviter les stéréotypes et traiter chacun sur pied d’égalité́, indépendamment du genre, de l’origine, de l’âge, des orientations sexuelles, du handicap ou des convictions. L’objectif est donc d’éviter les clichés, de rester vigilant face à l’hypersexualisation, de veiller à ce que les groupes « minorisés » soient concernés sans pour autant lancer de campagnes distinctes. »

La charte donne une série de conseils concrets en termes de communication externe mais également de politique interne, comme par exemple créer des campagnes générales où les groupes minorisés se sentent concernés ou soumettre les campagnes à un public-test représentatif de la société, composer une équipe de campagne plus diversifiée, former le personnel ou adopter une politique de lutte contre les discriminations au sein même de l’entreprise.

Je me réjouis de l’adoption de cette charte qui constitue une avancée non-négligeable dans l’Egalité et la Diversité de nos Médias.

L’UBA souhaite avancer concrètement dans la lutte contre les stéréotypes, pour l’égalité́ femmes-hommes et pour la représentation de la diversité́. La charte est un véritable instrument à l’égard du secteur. Ce texte bénéficie du soutien de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), de l’Association des agences de communication belges (Acc), du groupe « Jump », qui œuvre à l’égalité hommes-femmes dans le travail, et de « Charlie Magazine ».

D’un point de vue strictement juridique, la charte constitue un instrument de bonnes pratiques régulatoire et non contraignant. Il ne s’agit donc pas, à proprement parler, d’un outil de contrôle permettant de sanctionner les éventuels abus. Nous sommes face à un instrument de bonnes pratiques, qui comporte des obligations morales pour les annonceurs.Le CSA poursuivra son Baromètre de la communication commerciale et analysera donc ses évolutions. Par ailleurs, en tant qu’organe d’autorégulation compétent pour le secteur, il n’est pas exclu que le Jury d’Ethique Publicitaire (JEP) puisse ultérieurement se fonder sur cette charte dans le cadre de son contrôle annuel.

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